Courants

Courants" Lê Quan Ninh (percussion), Fine Kwiatkiowski (danse), Willehad Grafenhorst (vidéo, électroniques, contrebasse) et Michel Doneda (saxophone soprano)

Ce ne sont pourtant que de simples séquences vidéo qui débordent cependant des surfaces desquelles elles semblent apparaître. Ce ne sont que des faisceaux intermittents comme autant d'interstices dans lesquels viennent se tenir les quatre artistes. Comme un milieu naturel. Deux projecteurs vidéo qui entremêlent leur rayon, créant des circonstances lumineuses, rythmiques, où le concret devient abstrait. où les surfaces deviennent volumes, contenant sans contraindre la musique et la chorégraphie. Mariage du temps fixé - fixé dans la lumière - et de l'improvisation, Courants questionne la simultanéité de l'horloge et du biologique, de la durée et de l'organique, de la séquence et de la nécessité. Entre le fixe et le mouvant, entre le prévu et l'évidence de l'imprévu, Courants est un ensemble de conséquences sonores et visuelles où chacun apporte les ingrédients nécessaires à son déséquilibre. (Lê Quan Ninh)

Exaltatio Utriusque Mundi

Exaltatio Utriusque Mundi" Frédéric Blondy (piano)

Certes, il faut y croire [...] et il suffit de se prêter au jeu, à l'hypothèse du hasard aveugle suggérée par son titre pour franchir de nouveaux territoires sonores. Deux mondes, piano et percussion, et une collaboration entamée depuis la fin des années 90. Ces ultimes aventuriers sont unis par une alchimie complice, avec alternance réfléchie du silence et de la fureur impure, où tous clapotis, cordes pincées, procurent la sensation de l'éphémère. Lê Quan Ninh n'est plus à présenter dans son exploration des éléments, dont les plus belles traces subsistent avec le Quatuor Hêlios ou Michel Doneda. Frédéric Blondy, lui, a expérimenté les possibilités soniques du clavier, marqué par l'impact de Cecil Taylor, puis s'est penché sur l'aspect plus méditatif des pièces de Cage ou Feldman. On pense à la poésie, au nom d'une continuelle et infaillible expension... Rien d'hermétique à tout cela, "le hasard est une main plus sûre" [...]. Les frottements des cymbales et de la peau des toms, tous les ajouts d'objets que l'on cherche à discerner produisent quelque chose de curieusement pondéré. Bref, c'est l'équilibre de l'irrationnel. Tous les éléments usuels, dégradés, oscillants du quotidien le plus trivial parviennent à créer la merveille chaotique; une anarchie enfin concevable, ponctuée par un silence strident; un cosmos.<p> Critique de Vincent Lecoeur pour la revue Octopus

Hübsch / Kimmig / Lê Quan

Hübsch / Kimmig / Lê Quan" Carl Ludwig Hübsch (tuba), Harald Kimmig (violon) et Lê Quan Ninh (percussion)

Ce trio s'est formé en 2000 et a donné déjà de nombreux concerts principalement en Allemagne. Trois instruments rarement associés, trois parcours et trois points de vue qui fusionnent dans une musique organique et vivante.

Love Stream

Love Stream" Lê Quan Ninh (percussion) et Martine Altenburger (violoncelle)

Ce duo s'est constitué en 1997 et est avant tout un duo d'improvisation. Cependant, depuis 2006, il est le noyau le plus petit de l'Ensemble Hiatus et le duo propose aussi des parcours de pièces écrites et improvisées.