1. 23 January 2013 @ Carré Plantagenet at Le Mans (France)


    Lecture about improvisation organized by the Art School.

  2. 7 February 2013 @ Médiathèque de Montignac at Montignac (France)


    Lecture : The silence of John Cage

  3. from 7 to 8 March 2013 @ CFMI at Lyon (France)


    Improvisation workshop for musicians-teachers who practice with very young children (0- years old).

  4. 1 May 2013 @ Le 102 at Grenoble (France)


    Lecture : John Cage, the anarchist. A la question concernant ses idées politiques, John Cage répondait inlassablement "je suis anarchiste" s'empressant de citer Henry-David Thoreau, l'auteur de "L'essai sur la désobéissance civile (1849)" qui disait que "le meilleur gouvernement est celui qui ne gouverne pas du tout". Mais à quelle anarchisme se référait-il ? Nous savons que sa bibliothèque personnelle comprenait un grand nombre de livres des figures marquantes du mouvement anarchiste historique : Emma Goldman, Pierre Kropotkine, Errico Malatesta, Michel Bakounine, etc., dans lesquels il puisa d'ailleurs pour composer en 1988 son mésostiche "Anarchy". Dans le même temps, John Cage indiquait que son anarchisme "n'avait pas pour conséquence une descente de police". Pour comprendre l'anarchisme de John Cage, il faut se plonger dans son oeuvre (musicale, littéraire et plastique), sur la manière dont cette oeuvre est composée, la manière dont elle est réalisée et la manière dont elle est perçue. Les trois étapes, distinctes, ont en commun de laisser le compositeur, les interprètes et les auditeurs libres d'interagir ou non, de percevoir l'acte artistique qui n'indique rien d'autre que le réel chaotique (au sens philosophique et scientifique du terme) en relation avec l'état de chacun dans l'instant même de sa perception. Il y a dans cette démarche comme une extraordinaire confiance dans les possibilités de chacun d'acquérir une dignité dans cette liberté d'autant que John Cage prend soin de délaisser l'objet (l'oeuvre fixe) pour le processus, c'est à dire de ne rien présager du résultat toujours changeant de l'oeuvre se détournant de la hiérarchie entre toutes ses composantes au profit d'un foisonnement dont le modèle est celle de "la nature dans son mode opératoire", résultat assumé d'une anarchie en action. 

  5. 31 May 2013 @ Bibliothèque at Sarlat (France)


    Lecture : John Cage and Zen Buddhism De culture protestante, envisageant un temps de devenir prêtre, John Cage s'intéresse très tôt aux philosophies religieuses de l'Orient, d'abord celles de l'Inde à travers ses lectures de Ananda Coomaraswmy puis grâce à une jeune étudiante qui l'initie à la musique et la spiritualité de l'Inde, Gita Sarabhai. Il est néanmoins entourés d'artistes qui se passionnent pour le bouddhisme zen introduit aux Etats-Unis par les écrits de D.T. Suzuki et Alan Watts, tels le peintre Mark Tobey ou encore Nancy Wilson Ross qui donna une conférence à la Cornish School de Seattle en janvier 1939 intitulée : Zen Buddhism and Dada. La rencontre justement avec le philosophe et essayiste D.T. Suzuki en 1951 à travers les cours que celui-ci donne à l'université Columbia de New York, aura une répercussion immédiate et durable sur l'art et la vie de John Cage. Ces cours, suivis assidûment par de nombreux artistes, confirmeront les intuitions longuement mûries par Cage à travers son oeuvre sur des sujets tels que le silence et l'indétermination, sujets qui prendront une place prépondérante et se développeront jusqu'à la fin de sa vie par le biais de ses compositions musicales, ses écrits et son oeuvre plastique. En 1958, à Darmstadt, il prononce trois conférences sur ces sujets qui feront l'effet d'une bombe dans le milieu musical de l'époque, ramenant une dimension cosmogonique dans l'art qui, devant imiter la nature dans son action, délaisse l'objet pour le processus. Ce dernier garantit une absence de hiérarchie entre les sons mais aussi entre le compositeur, l'interprète et l'auditeur puisque tous sont invités à découvrir l'oeuvre au moment de son interprétation, celle-ci ne pouvant donner à chaque fois le même résultat. Par Suzuki, John Cage apprend que l'ego n'est qu'une illusion, une construction mentale qui n'a pas plus de substance que les pensées qui vont et qui viennent. Si l'égo n'existe pas - ou plus précisément s'il est ni existant, ni non-existant - alors quel serait le besoin d'exprimer quoi que ce soit à travers ses goûts et ses inclinations ? Ne serait-il pas plus libérateur de s'en remettre au réel en acceptant le changement continuel qui le caractérise ? Ne serait-il pas plus excitant de découvrir sans cesse le mouvement de la vie, mouvement indescriptible par sa diversité et par l'ensemble de ses simultanéités ? Deux notions importantes seront ainsi mis en oeuvre par John Cage, interpénétration et non-obstruction, non séparées, non séparables. Lê Quan Ninh

  6. 9 October 2013 @ Conservatoire de Musique at Bourg en Bresse (France)


    The silence of John Cage. Lecture.